Ville viable est un outil de veille collaboratif lancé par Eric Duchemin, directeur de la revue Vertigo. Son objectif est de mutualiser les ressources issues du butinage et de la veille de chacun sur la thématique de la ville durable, ou plus précisément : “sur l’urbanité et la viabilité des villes”. Etant par ailleurs membre du conseil scientifique de la revue Vertigo, j’ai accepté depuis quelques mois de participer à la mise en place de cette expérience. Une partie des ressources et informations que je glane et classe chaque jour est ainsi taguée.
Nous sommes encore dans une phase de montée en puissance et de réglage. Je dois avouer que je ne sais pas toujours quelles ressources signaler par rapport à la masse de mes lectures quotidiennes, en particulier les quotidiens et autres sites d’information du Moyen-Orient que je m’efforce de lire. Jusqu’à présent, j’ai pris le parti de ne pas signaler les articles de presse relatifs à mes terrains, qui constituent une information insuffisamment digérée pour être utiles à d’autres chercheurs. Par ailleurs, j’ai tendance, par rapport à la ligne de Vertigo, à comprendre la thématique de Ville viable de manière assez élargie, en particulier du point de vue des enjeux sociaux et politiques : la guerre dans la ville constitue l’un des thèmes de recherche, ce qui m’emmène assez loin du développement durable à la sauce environnementale que je perçois comme étant le “coeur” des préoccupations des animateurs de ce site (surtout en rapport avec l’autre thématique de veille qu’ils développent : Adaptation au changement climatique ). Mais c’est sans doute aussi pour cette orientation qu’on m’a proposé de faire partie de l’expérience.
Une manière de pérenniser et d’élargir cette orientation pourrait être d’associer des blogs et sites plus “urbains”. Je pense par exemple au blog très riche et actif Géographie de la ville en guerre de Béatrice Tratnjek, ou encore au portail Crévilles.org. Il serait intéressant de savoir ce qu’en pensent les intéressés?
Il reste que je me pose encore des questions techniques sur l’outil, qui sont susceptibles de freiner la motivation des éventuels participants. D’abord, au niveau de la collecte. Je classe mes ressources grâce à Zotero (dans un compte qui n’est pas public même si certaines sous-collections le sont). Mais il n’a pas été possible pour l’instant d’utiliser cet outil pour la ville… de sorte que je re-tague les informations destinées à Ville viable sur mon compte Delicious (fil RadarUrbanite). Pas encore optimal comme fonctionnement. D’autre part, on peut récupérer l’information générée par Ville Viable par un flux, que j’installe à partir d’aujourd’hui sur ce blog. Toutefois, celle-ci vient dans un format assez brut et n’est guère classée. Ne devrait-on pas améliorer le marquage et la documentation par mot-clé de ces informations? Je me demande comment les utilisateurs de Ville viable s’en débrouillent : utilisent-ils les signalements pour ensuite reclasser les informations qui leur sont utiles dans leur propre gestionnaire de références?
Amis et collègues utilisateurs de Ville viable, qu’en pensez vous?
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Eric Verdeil (2 septembre 2010). Ville viable : un outil en devenir. Rumor. Consulté le 15 juillet 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/ttvt

Nous en sommes dans une phase de développement et d’expérimentation dans cette nouvelles sphères de l’édition scientifique, car je considère que cela est une nouvelle forme d’édition scientifique et d’autres le pensent aussi (voir LiquidPublication: http://project.liquidpub.org/, un projet financé par l’Union Européenne).
En marquant des articles, des sites, des informations que nous trouvons pertinentes nous effectuons un travail de rédacteur.
Reste encore à trouver le format, la forme et la structure..Un point sur lequel nous réfléchissons et travaillons.
Il faut bâtir des réseaux de diffusion qui débordent les frontières académiques afin d’éclater nos barrières mentales pour une “meilleure” (différente) compréhension et connaissance de notre monde.
Cher Eric, je devrais rédiger un billet qui prolonge le tient mais je manque de temps… déjà que je délaisse mon carnet…Je vais me reprendre. Et merci pour ton temps dans ce travail exploratoire de la veille scientifique.
Merci Eric d’être venu déposer un commentaire. Il me semble que ce travail de marquage de ressources présente d’évidents intérêts mais je me demande dans quelle mesure pour avoir ce caractère transdisciplinaire que tu ambitionnes, il ne demande pas d’être bcp plus struturé par mots clés etc. Actuellement, il me semble que le travail effectué doit être très utile lorsque plusieurs personnes cherchent la même chose dans deux directions différentes et se partagent leurs trouvailles. Mais pour des gens qui font des recherches assez distinctes, comment peuvent ils actuellement s’approprier les ressources marquées qui sont peu documentées au delà de la simple marque qu’on leur colle. C’est ppourquoi je serai heureux d’avoir des avis d’utilisateur. Je crois que tu devrais lancer un appel à réaction dans ce sens.