
La mosquée Al Amine en mai 2006 - (c) E. Verdeil
Deux articles analysent la construction de la nouvelle grande mosquée sise en centre-ville de Beyrouth à côté de laquelle Rafic Hariri est enterré. Ils abordent tous deux les événéements récents. Franck Memier, dans son texte pour la Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée “La mosquée Muhammad al-Amîn à Beyrouth : mausolée involontaire de Rafic Hariri” (version de l’auteur ici) insiste également sur l’histoire fort ancienne de cette mosquée et sur les projets antérieurs à l’actuel.

Projet de construction d'un nouveau clocher pour la cathédrale rivalisant par sa hauteur avec les minarets de la mosquée al-Amine (cliché E. Verdeil 2009)
Ward Vloesbergh, politologue à l’Université de Louvain, dont le texte s’intitule “The Genesis of a Mosque: Negociating Sacred Space in Downtown Beirut“, a une approche plus contemporaine, centrée sur les ajustements de ce projet et le rôle d’OGER (que F. Mermier aborde également).
Il narre en particulier la réaction des autorités maronites à l’affront (ressenti comme tel) de la construction d’un monument écrasant par la hauteur de ses minarets leur fière cathédrale: ils ont déposé et semble-t-il obtenu un permis de construire pour un clocher campanile qui atteindra la même hauteur.

La cathédrale maronite et la mosquée Al Amine en arrière plan dans le centre-ville de Beyrouth : au premier plan, le chantier d'un nouveau campanile?
Lors de mon dernier séjour à Beyrouth en septembre 2009, j’ai pu photographier la maquette de ce projet dans la vitrine d’exposition de Solidere, dont la construction semble avoir débuté.
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Eric Verdeil (19 octobre 2009). La mosquée/tombeau de Rafic Hariri. Rumor. Consulté le 15 juillet 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/tttm
